Les I.V.G. aujourd’hui.

J’ai du mal à y croire! Il est question que la sécurité sociale ne rembourse plus L’IVG ! Quand j’étais jeune et que l’avortement était un pêché le même problème existait! Il fallait avoir les moyens. Les pauvres n’avaient qu’à se débrouiller… Soit avec des aiguilles à tricoter ! Soit en « prenant des précautions »! Faire l’amour sans la liberté de la jouissance. J’ai défilé en criant « mon corps m’appartient.  » Aujourd’hui cette liberté-là serait de nouveau réservée à ceux qui en ont les moyens. À l’époque nous allions à Genève et un psychiatre s’efforçait de nous démolir le moral. Je me souviens d’avoir récité ce que le médecin suisse m’avait soufflé: J’ai dit que mon amant soldat (ça c’était vrai. Jean-Louis finissait son service militaire) m’avait laissé tomber (et ça c’était faux. J’étais assistante monteuse et nous n’avions pas les moyens d’avoir un bébé à ce moment-là) que mes parents se disputaient durant mon enfance (et je n’avais pas de mal à pleurer de débiter ces mensonges sur ceux que j’aimais). Après m’avoir prévenu que je finirais sur le trottoir le type m’a donné l’autorisation. Une autre fois, Marie avait six mois et je ne me sentais pas d’avoir tout de suite un autre enfant. Mais j’avais les moyens! Les moyens d’aller à l’hôpital bien propre dans le seizième arrondissement. Quand j’étais à quinze ans stagiaire à l’usine LTC pour apprendre le montage il m’est arrivée d’accompagner mes copines ouvrières chez des mères guette au trou. Je les ai vues souffrir plus que moi. Encore que la détresse d’avorter existe pour toutes les femmes. Comment le faite comprendre? Mais le mot tout le monde s’en fiche, ce qui changerait tout c’est que les femmes ne soient plus remboursées. Quel saut en arrière et quelle dérision de penser que ce sont Simone Weil soutenue par Chirac je crois et Giscard d’Estaing,qui ont fait passer la loi attaquée aujourd’hui par les socialistes! Les lois qui régissent la vie des femmes sont faites par les hommes. Bien souvent quand une jeune fille ou femme s’aperçoit qu’elle est enceinte, le futur papa la quitte. On le sait tous mais personne n’en parle. Il y avait une jeune femme qui avortait dans mon premier film. La censure (à ce moment-là c’était un homme) a fait couper la scène. Je suis allée le voir pour lui apprendre qu’il existait à Paris où l’avortement se pratiquait pour cent mille francs (anciens). Je ne lui apprenais rien du tout. Il le savait mais nous ne devions pas en parler. Je souhaite que les mouvements de femmes réagissent contre cette épée de Damoclès.

Les anniversaires…

Quand je suis devenue adolescente, ma mère m’a dit: « Pour ton anniversaire, nous allons inviter tous tes amis » Quelle angoisse! Ils vont tous me regarder??? Jamais je ne pourrais ce jour-là être à la fois intelligente, brillante même, et mignonne..! » J’ai troqué la fête contre de l’argent !

Les anniversaires, je les oublie…  Alors pourquoi je sens toujours , sournoise, une sorte de  » À quoi bon tout ça ? « dès les 17, 18 Janvier sans le désirer ? Pourquoi aujourd’hui comme tous les 21 janvier, sans que je l’appelle, la mélancolie m’envahis? Je pense à tous ceux et celles qui éprouvent cette même brûlure. Je pense aussi à la Syrie, à tous ces pays déchirés par des tyrans, à ces bombes aveugles, à ces enfants qui ne peuvent comprendre l’horreur qu’ils subissent. À l’égoïsme de chacun de nous qui étouffent. Pardon, je ne voulais pas être si négative. D’habitude j’écris un journal que je jette de temps en temps.

Je ferais mieux d’être logique et de fiche la paix au monde. Ai-je demandé à mon amie Zoé de m’ouvrir un blog pour me lamenter ? Allez, je vais me brancher rires d’enfants, jolie pluie de Paris, acheter « le Monde » , rire avec Plantu ami inconnu qui fait du bien à tant de gens puisqu’il nous ouvre la merveilleuse porte de l’humour!

Nouvelle aventure

Aujourd’hui je commence mon blog. Soyez les bienvenus! J’ai une angoisse: je ne sais pas demain comment vous retrouver… Déjà je ne suis pas arrivée à imposer la langue française ! Je me demande comment on se parle comme ça, sans se connaître. Je verrai bien. J’ai répondu dans ma vie (comme vous) à des tas de questionnaires mais là je cherche un truc très très intéressant et rien ! le blanc ! Demain si je retrouve mon blog je serai moins perdue. Au revoir et buena notte.